jeudi 24 mars 2011

Les chemins bleus.


Une nuit, durant le sommeil, j’ai rêvé de toi. Et tu es venue à moi, lentement, sans bruit dans ta peau en sueur. Tes mains avaient caressé d’abord mes lèves. Et tu as retiré de ma bouche tous mes délires. Et tu as murmuré longuement une chanson qui déchire le chaos du temps.

Tu es venue me rendre visite au cœur de la nuit. Tu as posé ta main sur la mienne. Tus portais des bagues à tes doigts qui scintillaient comme des étoiles. Tu m’as regardé et m’a souri pendant toute la nuit. Juste avant la lueur de l’aube, tu as arrangé tes cheveux et m’a quitté. Sans faire de bruit…

Ce matin est un nouveau jour. Je me prépare un café et m’assois face à la fenêtre. La rue d’à côté est vide. Une pluie fine martèle le sol. J’entends ma voix qui me dit que j’ai vieilli d’un nouveau jour. Et la pluie continue à marteler e sol .Ce matin est un nouveau jour.

Aujourd’hui, c’est un autre jour qui s’offre à toi. Toi qui ne vis que peu d’amour et peu de vie. Continue ton chemin coûte que coûte. Toi qui cherches en vain ton semblable dans cette foule qui ne s’arrête jamais. C’est fou comme ton visage te va bien.

Non tu ne me connais pas. Moi non plus. Nous nous sommes croisé dans la rue. Une seule fois. Ce sont nos yeux qui se sont parlés.les tiens ont sans doute parlé un peu de moi. Les miens me parlent trop de toi. Sil m’arrive un jour de perdre la vue. Je porterai tes yeux avec moi.

Solitaire sur le chemin bleu.’ Écris ton silence sur l’écorce de l’arbre. Lettre d’amour ou lettre d’adieu qu’importe. Quand je te lis, c’est à toi que je pense .Quand je te regarde je regarde avec les yeux de l’âme. Des yeux qui se dépeuplent devant le vide.

Pourquoi tu restes collée à ta fenêtre. ? Il est minuit passé. Cela sert à quoi que tu regardes ta montre. Serais tu pressée.il fait presque jour et la nuit est partie. Déchire ta robe de mariée. Toi qui l’attends. Il ne viendra plus.il est peut-être mort en cours de route. Ou il a changé d’avis…

J’aimerais écrire tes blessures. Graver tes plaies sur la peau du temps. Te faire oublier les erreurs du passé .Ainsi, tu ne parleras jamais la langue des morts. Cette langue que je finirais par user. ‘A ton insu. Quand tu ne seras plus là.

©Mohamed El jerroudi

samedi 5 février 2011

Biographie






Je suis né en 1950 au nord du Maroc.
Je ne suis pas poète ( car la poésie n'est pas mon métier).Je fais semblant de l'être.Mes textes ne sont que du Blabla...






Je blablate donc j'existe.




lundi 5 janvier 2009

La route du mensonge



Je veux bien oublier

mes sept péchés

Les arbres fruitiers

refusent d'abandonner

leurs feuilles mortes

sur un sol embrasé

L'adieu est un couteau

son cri

a déchiré sa langue

Et ses mots sont restés

debout sur un feu

venu hors du temps

Faut-il emprunter

la route du mensonge

pour rencontrer par hasard

Des réponses

plus dures

que le venin...?

©Mohamed El jerroudi

samedi 26 avril 2008

Mémoire morcelée




Je vous salue
Travailleurs de la terre et du feu
L’oeuil avale le soleil jusqu’à l’épuisement


Hommes demeurés seuls
Comme des blessures gravées sur la peau du temps
Vous êtes les maîtres des mystères et des songes


Si je pouvais faire le tour des contrées
Que vous avez traversés
Je vous dirais que la source qui nous a enfantés
A vieilli

Si je pouvais vous rencontrer loin, loin de chez nous
Je vous construirais sur la paume de la main
Notre maison avec un peu d’argile et des larmes
Tendres comme les yeux de nouveau-né

Aujourd’hui notre mémoire s’est morcelée
Et nos rêves se sont évanouis dans le vide

Mémoire…l’argile ignore l’existence des sentiers
Parsemés de pierres verticales

Montagnes…autrefois royaumes indomptables
Traînent la déchirure de l’absence

Le souvenir de notre pays natal ne nous a jamais quitté
Il est suspendu aux sanglots des ruisseaux solitaires
Le murmure du départ voyage dans nos têtes
Comme l’étoile polaire

Soif…mémoire de l’eau
Nos yeux sont transpercés de milliers de puits
L’errance porte son errance de mirage en mirage.


© Mohamed El jerroudi

vendredi 25 avril 2008

Homme noir au cœur blanc.

Aimé Césaire (1913-2008)



Homme noir Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE



Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères



Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire




Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière




Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang



Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde


Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays
Natal.


© Mohamed El jerroudi

samedi 9 février 2008

BEN CHEFFAJ Saad , ou les revers de l'indicible.









© BEN CHEFFAJ Saad
BEN CHEFFAJ Saad est représentatif de divers aspects de la peinture marocaine. Actuellement, et depuis toujours, il est hanté par le désir de vaincre toute entrave, afin de construire un dialogue fructueux. BEN CHEFFAJ Saad n’est pas seulement un artiste peintre mais un intellectuel conscient de son rôle dans la société. Il a toujours combattu la laideur artistique, la bêtise humaine et la terreur de l’ignorance. Pour lui, l’artiste a des responsabilités à assumer et il est de son devoir de s’en acquitter. Aider à comprendre, interpeller, former, initier sont autant de tâches dont se serait investi un artiste. Chez le peintre, ces tâches sont une mission, et cette mission est une raison d’être.


BEN CHEFFAJ Saad ne se contente pas de contempler et de méditer mais il engage le dialogue avec lui-même et avec l’autre. Sa maîtrise d'une technique singulière et du pinceau le place dans la trempe des artistes qui ont marqué l’histoire de l’art. C’est exactement cet esprit pluriel de l’artiste qui est mis en exergue dans ses oeuvres. Il prône la différence et condamne l’indifférence meurtrière.







Revers, envers, travers. Frontières, entre-deux, écarts. Autant de termes qui énoncent l'instabilité des postures et des représentations que Saâd Ben Cheffaj nous révèle. Dans son œuvre, le bas côtoie le haut, le masculin s'incorpore au féminin et inversement, dans un monde où l'envers se frotte à l'endroit, le religieux fréquente le sexuel.


Dans sa peinture, l'image et le jeu sur le matériau visuel occupent une place centrale. Chaque tableau montre comment le dispositif pictural est construit sur un modèle de surveillance qui questionne le statut du spectateur. Une oeuvre, axée sur une technique de la transgression et du mal, précise les traits d'une esthétique poly sexuée qui exhibe la circulation des identités sexuelles, sociales et
imaginaires, en truquant les images et en piégeant l'identification visuelle.



Nul doute que cette œuvre inclassable, dérange car elle parle de l'humain, de la profusion des identités qui déstabilise les repères, de l'énergie pulsionnelle qui s'incarne dans un objet de désir qui peut être féminin, masculin ou relevant d'un troisième genre.




©Mohamed El jerroudi


lundi 17 décembre 2007

La vision de l’intérieure de MONIA TUISS
















© Monia Touiss
La Vision intérieure de MONIA TUISS

MONIA TUISS est née à Tétouan où elle a fait ses études des beaux arts.Actuellement elle vie et travaille à Barcelone.Elle serait une figure majeure de l'art marocain si elle en faisait partie. Refusant les faux-semblants, les stratégies, les discours d'un microcosmes plastique- qui le lui rend bien en ignorant l'apport fécond qui est le sien , MONIA TUISS tire de son histoire personnelle qui l'a fait naître au nord du Maroc . Sa peinture est une partie de la matière de son enfance vécue à la frontière marocaine espagnole, sur laquelle se greffe une critique radicale d'une société en mutation et d'un monde cruel.

Partagée entre deux continents et deux cultures (artiste nomade), elle replace la condition humaine dans une perspective critique sans évacuer la douleur du questionnement et de la mise en abyme, fût-ce au prix de la solitude, de l'intransigeance de la liberté de pensée.

MONIA TUISS fait partie de ces jeunes artistes marocains contemporains pluridisciplinaires, exprimant leur desarroi et leur mal être dans une société schizophrène en complète mutation.Quand on se penche sur la vie de MONIA , quand nous visitons son univers et quand nous la voyons déambuler dans les rues de Tétouan, nous revivons l'histoire de la peinture à travers ses maîtres SAAD BEN CHEFFAJ , MEKKI MEGHARA et ses amis qui couraient les rues de la MEDINA au début du siècle dernier. Là; tout n'étant que satire, ivresse, plaisir et mécontentement !MONIA court les dédales des ruelles à la rencontre de son enfance . Elle lit ses couleurs, et étudie sa peinture avec rage sans jamais s'arrêter.



Si chacun construit son itinéraire intime en fonction de sa sensibilité, au hasard de la confrontation avec l’œuvre. La forme est rarement réaliste chez Monia Tuiss. Ou alors elle se fragmente en différents aplats et oblige à inventer des points de vue pour percevoir un ensemble. À chacun sa cohérence du tout. C’est comme dans la vie.Chacun son chemin à travers l’espace, les couleurs et les gestes. Les œuvres de l'artiste se font chemins tendus dans l’espace, laissant imaginer le modelage initial, le geste et les mains qui ont pensé l’articulation multiforme de sa peinture.Une peinture qui s’invente parcours et territoire. Maquette d’un univers à vivre et à ressentir. Intériorité de la réception qui devient expérience singulière, privée et secrète.
Mohamed El jerroudi (poète)





































vendredi 21 septembre 2007

Visage







A qui appartient

ce visage cendré

écorché



Enterré

vivant

de l'autre

côté


du


miroir


Ses cris

se heurtent

à des portes

et fenêtres


CLOSES...


comme

des bouches

cousues


Ce visage


oui...!



Ce visage



serait-il

le mien...?




© Mohamed El jerroudi
Oeuvre© Mohamed Bennani

jeudi 13 septembre 2007

Rêves au dessus d'un nid d'oiseaux

ouvre de © Farid Belkahia


Rêver

c'est séduire les ténèbres

L'ombre déchire les arbres

et les oiseaux ne retrouventplus leurs nids




La nuit leur refusede survoler les dunes

qui leur cachent ,le visage de la lune




Pour se détendre

les oiseaux survolent la surface de l'eau

Ils regardent les nuages

jouer aux bords des rêves

qui s'évaporent derriere les horizons




La mer ouvre ses portes

aux barques qui voyagent

vers des rivages étoilés




Les vagues et les rochers

s'embrassent

comme de vieux amis.



© Mohamed El jerroudi

vendredi 7 septembre 2007

Ma boussole




Toi femme
qui m'as vu naître
Toi qui as entendu
mon premier sanglot
J'ai souvenance
de ta souffrance
Elle me colle
encore à la peau
comme l'unique
parfum de tes cheveux
je te jure
par le sein
que tu m'as donné
que je porterai
ta douleur
Sur mon front
Sur les chemins
qui nous ont séparés
Je porterai ton sourire
tout haut
comme une boussole
Puisque tout a changé
puisque rien
n'est plus
comme avant...
©Mohamed El jerroudi

mercredi 5 septembre 2007

Chemin sans retour.


Je lis
les paroles des vagues
sur le dos d'un naufragé
Sa peau salée
me dit l'épreuve du temps
Son corps épuisé
me cache des blessures
qui ne guérissent jamais
J'expose au vent
mes yeux ensablés
Et j'avance péniblement
sur un chemin
sans retour.
© Mohamed El jerroudi
Poème illustré par©Boujemaoui

jeudi 30 août 2007

Soif




Soif...

Mémoire de l'eau

Nos yeux sont transpercés

de milliers de puits






L'errance porte son errance

de mirage en mirage






Nos visages se noient

dans la cruauté des vagues






Le regard se perd

Les images se superposent

Les mots se bousculent







Un cri...

à peine audible

évoque le fouet


de la noyade.






© Mohamed El jerroudi


Tableau©Bouchta El Hayani

samedi 25 août 2007

Désert.



Au delà
des chemins lointains
je reviens de loin
avec une parole talisman


Tel un livre ouvert
je parle de l'innomable


Tel un sourire lumineux
comme le duvet d'un moineau


Je pose ma main sur les visages
de ceux qui sont effreyés
par le silence du désert






© Mohamed El jerroudi

mercredi 22 août 2007

BOUCHTA EL HAYANI ou la transfiguration du réel

Bouchta El hayani est un artiste qui possède une formation formelle et une éducation particulière sur le plan artistique. Ses peintures originales et expressives nous permettent avec force, de les qualifier d’art original, ou d’art visionnaire. Son style et sa technique intuitifs et créatifs expriment une qualité qui nous fait voyager entre la gravité et une étincelante innocence.

Quand l’artiste nous révèle les secrets de sa création, son œuvre ressemble et poursuit le chaos de son époque. Et Cela fait partie de sa personnalité et reflète son tempérament. Celui d’un homme entièrement dédié à son travail, un homme qui a le souci de la netteté comme il a le souci de la sincérité et de la fidélité dans ses relations avec les personnes. Il est maître de son domaine, un domaine qu’il ne cesse d’explorer depuis les années 70. Que dire de lui encore, l’artiste de la transfiguration du réel par excellence.

L’espace de son imaginaire est vaste. Un espace, qu’il considère à présent comme, son lieu d’élection pour créer et poursuivre ses recherches d’artiste habité par la magie et le mystère d’un monde tumultueux et harmonieux à la fois. Tout est à sa place. Rien ne traîne. Pas de parasites, pas d’imprévu. L’esprit et l’âme de Bouchta El hayani ont besoin de cette rigueur, une façon d’apaiser quelque chose qui bouillonne en son intérieur. Il possède une discipline précise, féconde et admirable. Pas de faille, pas d’exception. C’est un artiste qui fait de son itinéraire une quête, et quand elle s’absente, il continue de revenir à sa démarche mystique pour qu’aucun détail ne soit négligé.




Il a toujours fait un lien évident et essentiel entre l’ordre organisé de son travail consistant à créer une nouvelle réalité à partir d’objets ou des personnages existants à la frontière de la vie et la mort. Deux espaces se regardant et se renvoyant des images quasi identiques. Une frontière , qui est pour nous ;le lieu par où passe l’exercice de cette création qui n’est pas faite pour nous rappeler le réel mais qui a été conçue pour nous donner une autre dimension, une autre vision de ce réel.

Le langage de Bouchta El hayani déroute la certitude de notre regard et notre esprit. Même s’il nous engouffre dans le doute, il maintient le lien entre le donné et l’inventé. Ainsi, quand il dessine un objet, ce que nous voyons sur sont tableau, n’est pas le même objet. Mais une image décalée par rapport au réel au point où la confusion devient un jeu de miroir. On perçoit quelque chose d’autre qu’une simple reconstitution physique d’un univers immatériel. Et nous avons l’impression que tout est mystérieux comme un rêve éternel.

Ces œuvres sont empreintes d’une mémoire tel un brouillard qui témoigne d’un temps en suspense. Cela se sent quand nous nous arrêtons devant ses personnages familiers afin d’accueillir quelques instants d’une présence qui habite notre regard sans jamais la contempler totalement.


Comme dans ses œuvres peintes, jamais Bouchta El hayani ne fait du réalisme, simplement parce que le réalisme n’existe pas, il est impossible. Car dans sa peinture, jamais le réel ne s’y retrouve dans sa crudité, ou dans sa brutalité .L’artiste nous propose des corps et des visages changeants qui nous viennent d’un autre monde pour nous dire qui nous sommes.

Toute résignation au réel est improbable. La vie est mouvement, incertitude, cruauté et duplicité. L’artiste est en charge de donner à voir ces aspects que nos regards, nonchalants ou non habitués, ne savent pas se retrouver dans leur complexité.

C’est pour cela que ces visages qui sont les nôtres sans doute, relèvent d’une vision au-delà du réel. On pourrait même dire qu’il s’agit là d’un regard intérieur que l’artiste n’a pas à justifier et encore moins à le rendre adéquat. Ce qui serait un non-sens.

Dans cette atmosphère qui bouscule la réalité, Bouchta El hayani nous présente sa vision telle qu’elle se présente à lui. C’est-à-dire forcément modifiée par sa sensibilité, retravaillée par son regard et revisitée par son imaginaire.


Mais il est étonnant et surprenant grâce à sa capacité de célébrer la beauté simple, l’esthétique sublime du naturel. Ce sont des personnages interrompus dans leur mouvement. Ils ne sont pas figés mais pris dans un instant qui ne leur appartient plus.



Par son œuvre immense et variée. Et qui est en même temps un langage dans sa pureté, dans son dépouillement, il poursuit le travail acharné qu’on connaît de lui. Il ne l’éloigne pas de sa préoccupation principale, qui est celle d’un artiste qui a dédié sa vie à peindre son pays dans sa beauté invisible et controversée, surprenante, car traversée et habitée par sa lumière.

Même quand il peint la terre de plusieurs couleurs nous sentons et même nous percevons cette relation forte et solide qu’il entretient avec le pays, avec ses paysages, avec ses gens et avec son ciel.

Bouchta El hayani, vit le pays, il se nourrit de ses beautés et de sa complexité. Toute son œuvre, s’inscrit dans l’art marocain avec son essence et sa spécificité. Qu’il construit avec passion et sa grande diversité.

Il métamorphose le réel, même si nous retrouvons parfois dans son oeuvre une certaine dualité. Il figure parmi la trempe de ces artistes qui nous aident à décrypter l’écho d’un nouveau monde où l’Art met en place des éléments hétérogènes, pour nous apprendre que nous vivons à l’aube d’un métissage culturel, qui respecte les identités.

Bouchta El hayany nous propose une œuvre d’art qui nous surprend autant qu’un poème avec ses mystères et ses secrets. Il n’y a point de doute, que cet artiste nous emmène vers ces instants qui habitent notre mémoire. Une mémoire qui interroge tout simplement notre histoire notre présent et notre futur.

©Mohamed El jerroudi

=Source :Exposition du 19 avril 2005. Galerie Bab Rouah-Rrabat.