dimanche 1 février 2009
lundi 5 janvier 2009
La route du mensonge

Je veux bien oublier
mes sept péchés
Les arbres fruitiers
refusent d'abandonner
leurs feuilles mortes
sur un sol embrasé
L'adieu est un couteau
son cri
a déchiré sa langue
Et ses mots sont restés
debout sur un feu
venu hors du temps
Faut-il emprunter
la route du mensonge
pour rencontrer par hasard
Des réponses
plus dures
que le venin...?
©Mohamed El jerroudi
samedi 26 avril 2008
Mémoire morcelée
Je vous salue
Travailleurs de la terre et du feu
L’oeuil avale le soleil jusqu’à l’épuisement
Hommes demeurés seuls
Comme des blessures gravées sur la peau du temps
Vous êtes les maîtres des mystères et des songes
Si je pouvais faire le tour des contrées
Que vous avez traversés
Je vous dirais que la source qui nous a enfantés
A vieilli
Si je pouvais vous rencontrer loin, loin de chez nous
Je vous construirais sur la paume de la main
Notre maison avec un peu d’argile et des larmes
Tendres comme les yeux de nouveau-né
Aujourd’hui notre mémoire s’est morcelée
Et nos rêves se sont évanouis dans le vide
Mémoire…l’argile ignore l’existence des sentiers
Parsemés de pierres verticales
Montagnes…autrefois royaumes indomptables
Traînent la déchirure de l’absence
Le souvenir de notre pays natal ne nous a jamais quitté
Il est suspendu aux sanglots des ruisseaux solitaires
Le murmure du départ voyage dans nos têtes
Comme l’étoile polaire
Soif…mémoire de l’eau
Nos yeux sont transpercés de milliers de puits
L’errance porte son errance de mirage en mirage.
© Mohamed El jerroudi
vendredi 25 avril 2008
Homme noir au cœur blanc.
Aimé Césaire (1913-2008)Homme noir Qui a inventé le poème
Qui a su dompter le mot
Pour que ton peuple noir
Chante le mot INDOMPTABLE
Homme noir
A la tête haute
Comme le toit du ciel
Tu as déchiffré l’alphabet
De tous les mystères
Homme noir
Qui a réinventé le peuple noir
Tu as su défier tous les regards
Avec ta peau noire
Homme noir
Qui a fait vibrer les cœurs
Et inventé la lumière
Tu es la lumière
Homme noir
Au cœur blanc qui a voyagé
A travers les âges du feu et la cendre
Au prix de ta sueur et du sang
Tu as su traverser
Tous les rivages du monde
Tu as semé des pépites de rêve
Aux quatre coins du monde
Pour accoster un jour
Au cœur de ton pays
Natal.
© Mohamed El jerroudi
samedi 9 février 2008
BEN CHEFFAJ Saad , ou les revers de l'indicible.


Dans sa peinture, l'image et le jeu sur le matériau visuel occupent une place centrale. Chaque tableau montre comment le dispositif pictural est construit sur un modèle de surveillance qui questionne le statut du spectateur. Une oeuvre, axée sur une technique de la transgression et du mal, précise les traits d'une esthétique poly sexuée qui exhibe la circulation des identités sexuelles, sociales et

©Mohamed El jerroudi
lundi 17 décembre 2007
Vision de l’intérieur.

© Monia Touiss
Chacun construit son itinéraire intime en fonction de sa sensibilité, au hasard de la confrontation avec l’œuvre. La forme est rarement réaliste chez Monia Tuiss. Ou alors elle se fragmente en différents aplats et oblige à inventer des points de vue pour percevoir un ensemble. À chacun sa cohérence du tout. C’est comme dans la vie.

Chacun son chemin à travers l’espace, les couleurs et les gestes. Les œuvres de l'artiste se font chemins tendus dans l’espace, laissant imaginer le modelage initial, le geste et les mains qui ont pensé l’articulation multiforme de sa peinture.
Une peinture qui s’invente parcours et territoire. Maquette d’un univers à vivre et à ressentir. Intériorité de la réception qui devient expérience singulière, privée, secrète.
©Mohamed El jerroudi
vendredi 21 septembre 2007
Visage

jeudi 13 septembre 2007
Rêves au dessus d'un nid d'oiseaux
ouvre de © Farid Belkahiavendredi 7 septembre 2007
Ma boussole

mercredi 5 septembre 2007
Chemin sans retour.

jeudi 30 août 2007
Soif

samedi 25 août 2007
Désert.

Au delà
des chemins lointains
je reviens de loin
avec une parole talisman
Tel un livre ouvert
je parle de l'innomable
Tel un sourire lumineux
comme le duvet d'un moineau
Je pose ma main sur les visages
de ceux qui sont effreyés
par le silence du désert
© Mohamed El jerroudi
mercredi 22 août 2007
BOUCHTA EL HAYANI ou la transfiguration du réel
Quand l’artiste nous révèle les secrets de sa création, son œuvre ressemble et poursuit le chaos de son époque. Et Cela fait partie de sa personnalité et reflète son tempérament. Celui d’un homme entièrement dédié à son travail, un homme qui a le souci de la netteté comme il a le souci de la sincérité et de la fidélité dans ses relations avec les personnes. Il est maître de son domaine, un domaine qu’il ne cesse d’explorer depuis les années 70. Que dire de lui encore, l’artiste de la transfiguration du réel par excellence.
L’espace de son imaginaire est vaste. Un espace, qu’il considère à présent comme, son lieu d’élection pour créer et poursuivre ses recherches d’artiste habité par la magie et le mystère d’un monde tumultueux et harmonieux à la fois. Tout est à sa place. Rien ne traîne. Pas de parasites, pas d’imprévu. L’esprit et l’âme de Bouchta El hayani ont besoin de cette rigueur, une façon d’apaiser quelque chose qui bouillonne en son intérieur. Il possède une discipline précise, féconde et admirable. Pas de faille, pas d’exception. C’est un artiste qui fait de son itinéraire une quête, et quand elle s’absente, il continue de revenir à sa démarche mystique pour qu’aucun détail ne soit négligé.

Il a toujours fait un lien évident et essentiel entre l’ordre organisé de son travail consistant à créer une nouvelle réalité à partir d’objets ou des personnages existants à la frontière de la vie et la mort. Deux espaces se regardant et se renvoyant des images quasi identiques. Une frontière , qui est pour nous ;le lieu par où passe l’exercice de cette création qui n’est pas faite pour nous rappeler le réel mais qui a été conçue pour nous donner une autre dimension, une autre vision de ce réel.
Le langage de Bouchta El hayani déroute la certitude de notre regard et notre esprit. Même s’il nous engouffre dans le doute, il maintient le lien entre le donné et l’inventé. Ainsi, quand il dessine un objet, ce que nous voyons sur sont tableau, n’est pas le même objet. Mais une image décalée par rapport au réel au point où la confusion devient un jeu de miroir. On perçoit quelque chose d’autre qu’une simple reconstitution physique d’un univers immatériel. Et nous avons l’impression que tout est mystérieux comme un rêve éternel.
Ces œuvres sont empreintes d’une mémoire tel un brouillard qui témoigne d’un temps en suspense. Cela se sent quand nous nous arrêtons devant ses personnages familiers afin d’accueillir quelques instants d’une présence qui habite notre regard sans jamais la contempler totalement.

Comme dans ses œuvres peintes, jamais Bouchta El hayani ne fait du réalisme, simplement parce que le réalisme n’existe pas, il est impossible. Car dans sa peinture, jamais le réel ne s’y retrouve dans sa crudité, ou dans sa brutalité .L’artiste nous propose des corps et des visages changeants qui nous viennent d’un autre monde pour nous dire qui nous sommes.
Toute résignation au réel est improbable. La vie est mouvement, incertitude, cruauté et duplicité. L’artiste est en charge de donner à voir ces aspects que nos regards, nonchalants ou non habitués, ne savent pas se retrouver dans leur complexité.
C’est pour cela que ces visages qui sont les nôtres sans doute, relèvent d’une vision au-delà du réel. On pourrait même dire qu’il s’agit là d’un regard intérieur que l’artiste n’a pas à justifier et encore moins à le rendre adéquat. Ce qui serait un non-sens.Dans cette atmosphère qui bouscule la réalité, Bouchta El hayani nous présente sa vision telle qu’elle se présente à lui. C’est-à-dire forcément modifiée par sa sensibilité, retravaillée par son regard et revisitée par son imaginaire.
Mais il est étonnant et surprenant grâce à sa capacité de célébrer la beauté simple, l’esthétique sublime du naturel. Ce sont des personnages interrompus dans leur mouvement. Ils ne sont pas figés mais pris dans un instant qui ne leur appartient plus.

Par son œuvre immense et variée. Et qui est en même temps un langage dans sa pureté, dans son dépouillement, il poursuit le travail acharné qu’on connaît de lui. Il ne l’éloigne pas de sa préoccupation principale, qui est celle d’un artiste qui a dédié sa vie à peindre son pays dans sa beauté invisible et controversée, surprenante, car traversée et habitée par sa lumière.
Même quand il peint la terre de plusieurs couleurs nous sentons et même nous percevons cette relation forte et solide qu’il entretient avec le pays, avec ses paysages, avec ses gens et avec son ciel.
Bouchta El hayani, vit le pays, il se nourrit de ses beautés et de sa complexité. Toute son œuvre, s’inscrit dans l’art marocain avec son essence et sa spécificité. Qu’il construit avec passion et sa grande diversité.
Il métamorphose le réel, même si nous retrouvons parfois dans son oeuvre une certaine dualité. Il figure parmi la trempe de ces artistes qui nous aident à décrypter l’écho d’un nouveau monde où l’Art met en place des éléments hétérogènes, pour nous apprendre que nous vivons à l’aube d’un métissage culturel, qui respecte les identités.
Bouchta El hayany nous propose une œuvre d’art qui nous surprend autant qu’un poème avec ses mystères et ses secrets. Il n’y a point de doute, que cet artiste nous emmène vers ces instants qui habitent notre mémoire. Une mémoire qui interroge tout simplement notre histoire notre présent et notre futur.
©Mohamed El jerroudi
=Source :Exposition du 19 avril 2005. Galerie Bab Rouah-Rrabat.
mardi 21 août 2007
Absurdité
Homme qui a sillonnéles dédales de la sagesse
Toi qui as domestiqué
l'invisible
Aurais-tu un peu de temps
pour me dévoiler
le secret de mon énigme...?
Les enseignes lumineuses
m'ont creuvé les yeux
Il me faudrait des ailes
larges comme le ciel
Pour survoler l'absurdité
de mes jours....
©Mohamed El jerroudi
jeudi 9 août 2007
La mélodie du silence.
La mélodiedu silence
viendra de loin
de la blancheur
du néant
faire parler
les muets
Ils diront
à haute voix
ce que les beaux
parleurs
n'oseraient
pas proncer
même
quand
la douleur
leur broie
le coeur.
© Mohamed El jerroudi
Oeuvre de ©Nicolas de Staël